La Commission européenne aurait payé 360.000 euros pour une étude sur les conséquences du piratage sur les ventes de musiques, livres, jeux vidéos et films.

Pourtant, l'Union européenne n'a jamais rendu publiques les conclusions du rapport, relaye Clubic, qui affirme qu'il concluait que le piratage ne réprésente pas un problème majeur.

L'entreprise néerlandaise Ecory avait reçu pour mission de mesurer l'impact des plateformes de téléchargement et de streaming illégales. Dans son rapport publié en mai 2015, elle conclut qu'il n'existe aucune preuve statistique d'un déplacement des ventes lié à des violations de droits d'auteur.

«Cela ne veut pas dire que le piratage n'a pas d'effet, mais seulement que l'analyse statistique ne prouve pas avec une fiabilité suffisante qu'il existe un effet», assurent les auteurs de l'étude.

D'après eux, les téléchargements frauduleux auraient même l'avantage de booster les ventes légales de jeux.

Ce rapport sort aujourd'hui de l'oubli grâce à Julia Reda, députée européenne représentante du Parti Pirate.

A en croire l'organisation European Digital Rights, la Commission européenne a sciemment supprimé le contenu de l'étude, qui a été substitué par un rapport rédigé par deux fonctionnaires de la Commission en 2016. La dernière étude en date ne ferait par ailleurs presque aucune référence au rapport mené par Ecory.

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